La saison des Ardennaises, beaucoup plus courte que celle des Flandriennes, s’ouvre par une Amstel Gold Race au scénario toujours beaucoup plus incertain que La Flèche Wallonne ou Liège-Bastonne-Liège. Mais la présence de Remco Evenepoel, combinée à l’absence de toute autre grande star, pourrait peut-être lui permettre de s’envoler assez facilement vers la victoire, à moins que les équipes des quelques outsiders travaillent ensemble à sa poursuite.
33 ascensions
Réparties sur un total de 257km, les 33 ascensions de l’Amstel ne laissent que peu de répit aux coureurs. Elles seront encore plus concentrées à partir du km 120 et du Vaalserberg (3,4km à 4,2%). Mais le moment le plus décisif pourrait bien être l’enchaînement Kruisberg et Eyserbosweg, deux côtes de moins de 1000 mètres mais respectivement à 7% et 9% de pente moyenne et qui sont séparées d’à peine deux kilomètres l’une de l’autre. Situées à 40km de l’arrivée, ces deux côtes semblent l’endroit idéal pour Remco pour se lancer en solitaire vers la victoire.
SI jamais le champion belge était repris, comme Tadej Pogačar l’an passé, ou qu’un petit groupe parvenait à le suivre, la côte de Cauberg, située à seulement deux kilomètres de l’arrivée et à 6% de moyenne sur 900 mètres, sera le dernier juge de paix avant un final sur le plat.
Remco au-dessus du lot
L’an dernier, c’est lui qui avait essentiellement travaillé pour revenir sur Pogačar mais c’est Skjelmose qui, à la surprise générale, en avait profité pour remporter un sprint à trois. Mais cette année, Remco Evenepoel, malgré la présence du tenant du titre Mattias Skjelmose, ne semble pas avoir d’adversaires à sa hauteur. Si le Belge est toujours en difficulté sur les courses par étapes, les classiques semblent mieux correspondre à son profil, comme sa 3ème place sur le Tour des Flandres pour sa première participation l’a prouvée. Tout autre résultat qu’une victoire serait une déception pour Remco sur cette classique qui manque à son palmarès.
Ils seront assez nombreux à vouloir tenter de contrer le Belge de la Red Bull, outre le tenant du titre danois. Benoît Cosnefroy (2ème d’un souffle en 2022) et Tim Wellens (de retour de blessure) seront les deux cartes d’UAE. Christophe Laporte (de retour au top) et Matteo Jorgenson (meilleur grimpeur de la startlist) représenteront eux les meilleures chances de la Visma. Kévin Vauquelin et Julian Alaphillipe, qui ont déçus sur le Tour du Pays Basque, voudront se rattraper. Et de nombreux puncheurs comme Alex Aranburu, Paul Lapeira, Tibor Del Grosso, Romain Grégoire, Dorian Godon, Quinten Hermans, Mauro Schmid ou encore Brady Gilmore tenteront de s’accrocher le plus longtemps possible pour être présents dans le final.
| Le favori | Remco Evenepoel |
| Les outsiders | Matteo Jorgenson, Tim Wellens, Romain Grégoire |
| Les grosses cotes | Benoît Cosnefroy, Alex Aranburu, Kévin Vauquelin |

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