L’unique course World Tour ayant lieu en Allemagne est bien souvent l’une des plus indécises de l’année, ex-aequo avec la Cadel Evans Great Ocean Road Race, car son profil peut correspondre à de nombreux coureurs. Mais la startlist très équilibrée et homogène explique aussi la difficulté de sortir un grand favori du lot. Toutes les équipes auront leur mot à dire sur cette belle classique du 1er Mai.
Être un bon sprinteur ne suffit plus
Si Alexander Kristoff a remporté quatre fois cette course, et que d’autres sprinteurs comme Jasper Philipsen, John Degenkolb, Pascal Ackermann ou Sam Bennett ont aussi inscrit leurs noms au palmarès, les vainqueurs les plus récents sont plutôt des puncheurs. Søren Kragh Andersen, Maxim Van Gils et Michael Matthews sont les derniers lauréats, preuve que cette course n’est pas une classique pour purs sprinteurs.
Avec près de 3500 mètres de dénivelé, dont le Sandplacken (8,1km à 4,5%) en début d’étape, le mur de Burgweg (500m à 9% à trois reprises) et surtout le Feldberg (7,7km à 6% à mi-course) et le Mammolshain (2,2km à 7,7%) aussi à franchir trois fois et dont le dernier passage à 35km de l’arrivée est la dernière difficulté du jour avant un final entièrement plat, il y aura de quoi écrémer le peloton au fil des kilomètres. Mais c’est malgré tout un sprint en petit comité qui apparaît comme le scénario le plus probable.

Pidcock ou un sprinteur
Tom Pidcock est celui qui peut changer à lui tout seul le scénario de la course, s’il parvient à s’isoler dans l’une des dernières difficultés de la journée. Il pourrait alors tenter de finir en solitaire, mais il a aussi une bonne pointe de vitesse si quelques coureurs parvenaient à s’accrocher à sa roue. Mais le Britannique n’est pas en grande forme depuis sa grosse chute sur le Tour de Catalogne, et il faudrait qu’il soit au top pour lâcher le reste du peloton.
Parmi les sprinteurs qui savent grimper et devraient être là dans le final, le nom de Tobias Lund Andresen, trois victoires en World Tour cette année, sort du lot, mais ses adversaires seront nombreux, comme Magnus Cort, Laurence Pithie, Vincenzo Albanese, Alberto Dainese, Emiel Verstrynge, Jensen Plowright, Axel Laurance, Corbin Strong, Émilien Jeannière, Clément Venturini ou encore les anciens vainqueurs Pascal Ackermann et John Degenkolb.
À tous ces sprinteurs s’ajoutent les puncheurs Alex Baudin, Tim Wellens, Paul Lapeira, Lennert Van Eetvelt, Pello Bilbao, Ben Tulett, Søren Kragh Andersen (autre ancien vainqueur au départ), Tibor del Grosso, Ion Izagirre et Quinten Hermans. Il est rare qu’il soit possible de citer autant de noms comme potentiels vainqueurs crédibles dans une course d’un tel prestige. Mais l’absence de grandes stars et un Pidcock en méforme vont nous offrir une course extrêmement ouverte.
| Le favori | Tobias Lund Andresen |
| Les outsiders | Tom Pidcock, Magnus Cort, Axel Laurance |
| Les grosses cotes | Tim Wellens, Emiel Verstrynge, Corbin Strong |

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